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Critic com'  Octobre 2002

Main basse
sur les Fleurs de Bach

Visuel Fleurs de Bach

L’histoire de l’appropriation des Fleurs de Bach par une société anglaise est un excellent exemple de la manière abusive dont certaines personnes peuvent commercialement tirer parti de la valeur éthique d’un produit. Le milieu de la bio et des alternatives n’est pas à l’abri de telles récupérations. Plongée dans un cas école.

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Les biens conçus et produits de manière alternative – au-delà de leurs qualités nutritives, de leurs bienfaits pour la santé, l’environnement ou le social – contiennent en eux une richesse issue de liens humains renforcés et d'un nouveau rapport entre l’homme et la nature. L'exploitation commerciale d'une telle éthique, sans être condamnable, peut facilement, sans règles fermes, conduire à des abus. Exemple avec la société Nelsons, fabricante de remèdes basés sur le principe des Fleurs de Bach.

Introduction : les Fleurs de Bach
Né en 1886, médecin, le docteur Edward Bach contribua dans les années 1920 à la recherche en immunologie et en homéopathie. Entre 1928 et 1935, il mit au point un système de soins à base de plantes proposant 38 remèdes et un remède d’urgence, le Rescue. Les Fleurs de Bach étaient nées.

Élaborées à partir de fleurs et de végétaux, et conservées dans du Cognac, ces préparations permettent de soigner des personnes souffrantes en fonction de leurs états émotionnels, de leurs humeurs, de leurs états d’âme, et selon la manière dont ils considèrent la vie et leurs relations avec les autres. Ces remèdes, à l'instar de l'oméopathie, sont dénués d'effets secondaires.

A l’heure actuelle, les élixirs floraux, d’une efficacité avérée, sont connus et utilisés dans le monde entier par des centaines de milliers de personnes. De nouvelles fleurs ont été étudiées et sont utilisées dans des préparations que fabricants et distributeurs, de petites structures pour la plupart, s’achètent pour diversifier l’offre et vendent dans des circuits spécialisés (diététique, pharmacie, alimentation biologique).

L’idéal originel anti-commercial du Dr Bach
Le « bon docteur » Bach avait dès l’origine une conception très claire de la diffusion de son produit, que ne renieraient pas les adeptes actuels de « l’open source » (1) : lors de sa conférence publique du 24 septembre 1936, peu de temps avant sa mort, le Dr Bach disait : « Cette œuvre de guérison a été accomplie, publiée et offerte généreusement pour que d’autres comme nous-mêmes puissent se traiter quand ils sont malades ou rester forts et en bonne santé. » (2).

Son ouvrage « Les douze guérisseurs et autres remèdes » a été publié très vite, afin que le mode d’emploi des remèdes puisse être assimilé sans connaissances médicales spécifiques, et que ces remèdes puissent être utilisés à la maison. Il se réjouissait que « leur renommée s’étend[e] à travers le monde » et que leur succès dépasse « les espérances et les attentes de ceux-là mêmes qui ont voué leur existence à cette cause : soulager les malades. » (Lettre du 22 octobre 1936 à son éditeur).

Tel était l’esprit dans lequel il légua ses remèdes à l’humanité. Mais l’Histoire démentira ses propos.

Quelques faits historiques
L’exposition des faits qui va suivre est extraite du jugement 699107802 du 22 mai 1998, Royal Courts of Justice, Angleterre, disponible sur un site Internet avec abonnement. Leur lecture, en 6 points, bien qu’un peu longue, permettra au lecteur de mieux comprendre la lente stratégie d’appropriation commerciale de tout un secteur.

1. Transférer l’activité dans le domaine commercial
A sa mort en 1936, le Docteur Bach transmet par legs testamentaire tous ses biens et activités à sa collaboratrice Nora Weeks. Celle-ci continue à fabriquer et à commercialiser les remèdes dans la maison de Bach à Mount Vernon.

En 1958, Nora Weeks et Victor Bullen créent la Fondation Dr Edward Bach qui acquiert la propriété de la maison. En 1973, deux nouveaux associés, John Ramsell et sa sœur, Nickie Murray, rejoignent la Fondation. A partir 1974, l’activité commerciale se fait au nom de « Centre du Dr Edward Bach ». En 1975, à la mort de Victor Bullen qui lègue ses parts du Centre à Nora Weeks, Nora Weeks, John Ramsell et Nickie Murray deviennent propriétaires à parts égales des actifs du Centre. A la mort de Nora Weeks en 1978, le frère et la sœur poursuivent à deux les activités du Centre.

Ici, les choses se gâtent. En 1983, les activités et les actifs du Centre du Dr Edward Bach sont transférés à une société de forme commerciale, Bach Flower Remedies Limited dont ils sont les deux seuls actionnaires. En 1989, une nouvelle société, BFR (Mount Vernon) Ltd, dont ils sont également les deux seuls actionnaires, est créée. Cette société acquiert toutes les parts puis reprend tous les actifs et le passif de Bach Flower Remedies Limited qui cesse alors son activité, mais ne disparaît pas (voir plus bas). En 1987, Nickie Murray quitte l’Angleterre et vend ses parts de BFR (Mount Vernon) Ltd à son frère, qui reste seul propriétaire (avec sa fille ? sa compagne ? Le jugement ne le précise pas).

Récapitulatif :
– Autour des découvertes du Dr Bach, est créée une structure, le Centre Bach, qui protège l’authenticité de sa création.

– Une première société est créée, qui reprend par transfert (le jugement ne mentionne pas s’il y a eu achat monnayé) les actifs de la première structure devenue structure vitrine.

– Une deuxième société se créée, qui elle, achète (dans des conditions que ne précise pas le jugement) l’activité et les actifs de la précédente qui cesse aussitôt toute activité visible.

Résultat : toute l’activité est entre les mains d’une société commerciale détenue par une seule personne.

2. Revendre l’exclusivité de la fabrication et de la commercialisation
Dans ses écrits, le Dr Bach expliquait que les remèdes pouvaient être préparés par tout un chacun, mais il diffusait l’adresse de deux pharmaciens qui avaient accepté de vendre les préparations au public.

Les pharmaciens achetaient les teintures mères au Centre Bach, préparaient les solutions appelées Remèdes, les embouteillaient et les vendaient dans leurs magasins. L’un d’eux cessa son activité en 1967. Quand au second, Nelsons, il resta seul à commercialiser les remèdes (en dehors du Centre Bach), sous contrat avec le Centre.

Les teintures mères utilisées par Nelsons pour ses préparations sont toujours fabriquées au Centre Bach, qui appartient, on s’en souvient, non pas à la Fondation Bach, qui n’en possède que les murs, mais à la société BFR (Mount Vernon) Ltd, propriété de John Ramsell (et de sa famille ? Nous l’ignorons). Cette société accorde en 1991 à Nelsons l’exclusivité mondiale pour la fabrication, l’emballage, la commercialisation et la distribution des remèdes préparés à partir des teintures du Centre Bach – BFR (Mount Vernon) Ltd – sous les noms de « Bach » et « Bach Flower Remedies ».

En 1993, Nelsons achète pour 4,3 millions de livres l’activité du Centre Bach détenue par BFR (Mount Vernon) Ltd (cette fois-ci ce n’est pas gratuit) par l’intermédiaire d’une société dont elle est l’unique actionnaire, Bach Centre Mount Vernon Limited.

Récapitulatif :
– Le créateur des Remèdes confie une partie de la commercialisation de ses produits à des pharmaciens.

– Un des pharmaciens, Nelsons, devient, par un concours de circonstances, seul distributeur des remèdes en dehors du Centre Bach.

– La société propriétaire des teintures préparées au Centre Bach confie l’exclusivité mondiale de la fabrication et de la vente des remèdes à Nelsons qui achète ensuite très cher cette même société.

– La fabrication des teintures appartient donc actuellement à la société Bach Centre Mount Vernon Limited, elle même propriété de Nelsons ; la fabrication, l’embouteillage, la commercialisation et la distribution des remèdes sont l’exclusivité, elles… de Nelsons. La boucle est bouclée.

« Résultat : une même société, sous diverses couleurs, possède toutes les étapes de l'existence des remèdes… »

Résultat : une même société sous diverses couleurs possède toutes les étapes de l’existence des remèdes, mais la structure vitrine existe toujours pour protéger l’esprit du Dr Bach – et entre temps, de l’argent a circulé…

3. Monnayer la propriété intellectuelle
Les articles et conférences du Dr Bach donnaient « pour ceux qui le souhaitent » et en détail, les indications, les méthodes de préparation et la posologie des remèdes (voir l’introduction des « Douze guérisseurs», édition 1964). Lui-même appelait ses préparations Remedies (Remèdes), Healing herbs (Plantes guérisseuses), ou Healers (Guérisseurs).

Mais en 1993 réapparaît la société Bach Flowers Remedies Limited. Elle avait enregistré comme marques déposées les appellations « Bach Flower Remedies » dès 1979, « Bach » en 1989, puis le logo rond utilisé par le Centre et Nelsons, et la signature manuscrite du Dr Bach en 1989 et 1991. L’utilisation des marques est alors attribuée sous licence à la société Bach Centre Mount Vernon, la filiale de Nelsons. Aujourd’hui, plus personne ne peut utiliser ces appellations.

4. Commercialiser la connaissance et sa transmission
Depuis le début des années 1950, le Centre Bach publiait sous la responsabilité de Nora Weeks une lettre trimestrielle, « The Bach Remedy Newsletter – Flower Healing ». En 1960, Nora Weeks écrivit dans cette lettre que le « Dr Bach croyait que toute connaissance bénéfique à l’humanité devait lui être donnée gratuitement » et en 1966 qu’elle sent « qu’il serait bon de savoir que [les remèdes] soient préparés par les praticiens Bach eux-mêmes dans leur propre pays ».

Nora Weeks précise également dans la Lettre du Centre que l’expression « praticiens Bach » s’applique à quiconque prépare ou prescrit les Remèdes, à la condition expresse que ceux-ci soient préparés dans le strict respect des recettes du Dr Bach. Il n’est pas fait mention d’une quelconque formation.

A partir de 1991 cependant, le Centre Bach (dont l’activité appartient, rappelons-le, à Nelsons) se met à affirmer que seules les personnes formées au Centre peuvent prétendre à l’appellation de praticien Bach. Il met en place un système de licence (agrément délivré par la Fondation Bach) et impose aux conseillers souhaitant l’agrément de ne prescrire que les Remèdes approuvés par le Centre Bach. Il reviendra d’ailleurs sur cette clause d’exclusivité quelques années plus tard.

Petit détail, la fondation actuelle, « The Dr Edward Bach Healing Trust », porte le même nom que la fondation créée en 1958 par Nora Weeks et Victor Bullen, mais a été créée, elle, en 1989. Pourquoi une nouvelle fondation ? Les formations sont payantes, leur tarif est raisonnable, mais l’enregistrement des conseillers auprès de la Fondation est annuel et payable annuellement. Nous ne savons pas avec certitude qui dispense les formations, qui en perçoit les frais ni qui rémunère les formateurs.

Toujours est-il que le dossier d’inscription à un salon parisien pour la présentation des formations du « Programme international d’enseignement Fleurs de Bach » a été déposé par la société Nelsons. Le dépliant français ne comporte aucun nom de société et dirige les demandes vers l’adresse d’un particulier, vraisemblablement salarié de Nelsons. Sur Internet, la recherche d’informations sur les formations aboutit en Angleterre à l’adresse de Nelsons.

5. Vers un monopole européen
Nelsons essaie vers 1999 d’intégrer les Remèdes de Bach à la pharmacopée homéopathique britannique. La communauté homéopathique refuse cette dénomination comme « impropre et inexacte ».

La société Nelsons a récemment suggéré que les préparations puissent entrer dans le cadre d’application de la nouvelle directive européenne MLX 283 sur les Médecines Herboristes Traditionnelles.

Pour quelles raisons ? Cette démarche permettrait à Nelsons de s’assurer durablement l’autorisation de vendre ses Fleurs de Bach dans les pays de la communauté européenne dont les législations varient (elles relèvent jusqu’à présent du domaine « alimentaire » ou « compléments alimentaires » car elles ne contiennent que de l’eau et du Cognac) et de garantir la qualité sanitaire des préparations.

Mais ces démarches officielles serviraient aussi à protéger les intérêts commerciaux de Nelsons, car la classification comme « médicaments » imposerait ainsi à tous les producteurs d’obtenir une autorisation de mise en marché qui coûterait plusieurs centaines d’euros par an et par produit. Or, hormis Nelsons et deux autres sociétés anglaises, les producteurs de teintures mères dans le monde sont de tout petits exploitants pour lesquels le coût de la licence serait prohibitif. Exit tout le monde, petits producteurs anglais, australiens, italiens, français…

Récapitulatif de la dernière étape :
Élimination de la concurrence..

6. Rien ne va plus
Le jugement du 22 mai 1998, confirmé en appel le 21 octobre 1999 a annulé l’enregistrement des marques « Bach Flower Remedies » et « Bach » pour le Royaume-Uni. Les deux cours ont en effet considéré que ces appellations constituent les noms génériques des produits et non des signes distinctifs d’identification des produits fabriqués au Centre Bach. Ceci est une excellente nouvelle pour tous ceux qui réagissent contre l’accaparement de ces produits par Nelsons. Quant à la signature du Dr Bach et au logo rond, ils demeurent des marques déposées car ils représentent des signes distinctifs d’origine des produits fabriqués au Centre Bach.

Cette radiation n’est valable que pour le Royaume-Uni. En France et dans le reste du monde, les termes « Fleurs de Bach», « Bach Flower Remedies», etc. demeurent la propriété abusive de la société qui se les est appropriés comme marques déposées. Des procès longs et coûteux seront nécessaires dans chaque pays pour que les termes puissent retomber dans le domaine public.

Quant à l’inscription au registre européen de la pharmacopée selon la directive MLX 283, elle est combattue et sera peut-être mise en échec par les associations de producteurs de Fleurs de Bach en Angleterre, soutenues entre autres par des Français.

Quand tout ne devient plus qu'une question d'image
Il ne s’agit pas ici de critiquer une quelconque exploitation commerciale des Fleurs de Bach (il est normal que des pharmaciens par exemple soient rémunérés pour cela).

Mais nous nous trouvons devant un cas d' utilisation abusive de cette valeur ajoutée, puisque cette société revendique un droit exclusif sur ce produit et se réclame seul « vrai » producteur, tout en mettant en avant, pour des raisons d'image, le statut associatif – en apparence – du Centre Bach. Il s'agit de faire croire aux consommateurs que seuls ses produits sont « bons », « vrais » et bénéfiques pour la société entière.

Les vrais buts buts sont manifestes – freiner toute concurrence, exploiter exclusivement l’origine du produit, etc.

Il y a tromperie envers l’acheteur lorsqu’on lui vend comme signe de cette valeur (qui dépasse largement la simple qualité de fabrication d'un produit) un nom, une marque, une appellation, une approche « durable » du monde, alors que tout ceci n’est plus qu’une façade qui ne correspond pas à la réalité des faits.

La confiscation annoncée par une société commerciale des Fleurs de Bach anticipe la diminution de la variété d’élixirs disponibles, voire de leur qualité. Les bénéfices d’une activité commerciale saine – dynamisme, et innovation – vont suivre la courbe décroissante des acteurs professionnels indépendants impliqués dans la filière. Le monopole commercial n’incite pas non plus à une baisse future des prix.

Conclusion : et l’éthique, dans tout cela ?
La société Nelsons n’a rien à voir en taille avec des sociétés telles que les puissants laboratoires pharmaceutiques, les grands semenciers, ou l’industrie des cosmétiques. Mais son attitude prouve que la récupération industrielle et la commercialisation abusive peuvent être aussi le fait de sociétés de tailles moyennes, aussi avides de monopoles, et qui travaillent de surcroît dans le secteur à priori sans soupçons des écoproduits.

Ces comportements « modernes » engendrent dans tous les secteurs de multiples dégâts « collatéraux » : élimination de petites structures locales, confiscation de biens appartenant à des peuples ou à l’humanité entière, vente au prix fort de choses que la nature à toujours mis gracieusement à notre disposition depuis la nuit des temps, perte de biodiversité écologique et industrielle, et diminution de la qualité produit. (3)

Au final, beaucoup de sociétés, tous domaines confondus, ont bien compris que le consommateur recherche aujourd’hui de plus en plus un sens aux biens qu’il achète. Mais elles se contentent de leur offrir bien souvent une jolie pub, un argumentaire commercial bien léché et un superbe packaging (au prix fort) en lieu et place d’un produit qui offre une authenticité bien comprise. (4)

Tromper les gens sur l’éthique, y a-t-il plus grave ?

Anne Andrault

Pour aller plus loin :
– Qu’êtes vous en droit d’attendre réellement d’un produit acheté ? Initiation à « la valeur éthique du bien de consommation ». Cliquer sur le lien.

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Notes

– Site de la société Nelsons : www.bachessences.com
– Site du centre Bach : www.bachcentre.com
– Site de la société française Fleurs Essence et Harmonie qui nous a aidé dans nos recherches et qui commercialise de nombreux élixirs floraux : www.floweremedies.com

(1) Le mouvement « Open Source » – code source en libre accès – prône la libre diffusion du code source d’un logiciel informatique – en fait sa véritable valeur ajoutée – afin que d’autres programmeurs puissent l’améliorer ou le modifier à leur convenance, rendant ainsi le programme gratuit ou très bon marché.

Issu du milieu informatique, en pointe sur le plan technique et commercial, mais aussi sur le plan politique et social, ce concept – basé sur la notion de don – atteint progressivement sous d’autres formes et d’autres noms d'autres secteurs économiques.

(2) Les écrits originaux du Dr Bach, Le Courrier du Livre, 1994, pp. 178-179.

(3) Les grosses sociétés (et de plus en plus toutes les autres…) n’ont pas les moyens de développer des brevets sur tout ce qui existe – plantes, gènes, par exemple – ni de faire enregistrer toutes les semences disponibles ; elles limitent donc la variété des produits disponibles sur le marché, ralentissent la recherche par un centralisme exacerbé, en provoquant ainsi la disparition ou la rareté extrême de ce qu’elles ne commercialisent pas elles-mêmes.

Elles tendent à jouer imprudemment avec la qualité de ce qu’elles vendent afin de réduire les coûts, à organiser la demande en fonction de ce qu’elles ont à offrir par le truchement de la publicité et d’un matraquage généralisé sur l’inéluctabilité de leurs méthodes. Les plantes amazoniennes sur lesquelles des brevets ont été déposés, ou les semences pour lesquelles un enregistrement coûteux au catalogue officiel a été imposé, sont de bons exemples.

(4) Sur les erreurs d’interprétations du marketing classique pour comprendre les nouvelles attentes de société, lire « Le consommateur, ce grand inconnu ».

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