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la recherche des lois pacifiques de la guerre
Janvier 2004 – Troisième partie (3/6) L'histoire
des guerres, c'est aussi celle des multiples stratagèmes que l'humanité
a élaborée pour éliminer ou amoindrir ce fléau.
Suite de l'article sur un sujet encore très mal connu, et qu'il est crucial d'étudier pour un 21e siècle sans holocauste. : Les racines profondes du désir de guerre. La deuxième partie précédente constate la présence éternelle et sans cesse métamorphosée de la guerre.
3 – LES RACINES PROFONDES DU DÉSIR DE GUERRE 3/a – Un sujet encore
très mal étudié Si la guerre à toujours suscitée une publication pléthorique (par exemple plus de 50 000 ouvrages ont été recensés sur la seule guerre de sécession américaine, plus de 3000 ouvrages en français sur la guerre d'Algérie), se sont surtout ses aspects géopolitiques, stratégiques, opérationnels et tactiques qui ont prévalus : la guerre y est d'abord percue comme une activité rationnelle « allant de soi » (par exemple augmenter ou maintenir la puissance d'un pays), et complétement maîtrisée par les humains qui l'utilisent. Ce que résume parfaitement le célèbre aphorisme de l'officier prussien Karl von Clausewitz (2), qui affirme que « la guerre n'est que la continuation de la politique par d'autres moyens ». Pourtant, jusqu'au début du 20° siècle, des penseurs de qualité issus de toutes les civilisations ont refusé cette logique de façade en s'interrogeant, non sur le comment des guerres, mais sur le pourquoi : il s'agissait d'abord d'étudier les ressorts intimes des guerres, d'étudier leur influence générale sur la société entière, et de réfléchir sur la nature fondamentale bonne ou mauvaise de l'homme. Des Grecs à Freud on a considéré que la nature humaine engendre le conflit. (3) Heureusement, depuis les années 90 du siècle dernier, une nouvelle génération d'historiens et spécialistes des sciences sociales et humaines s'affirme en se questionnant à nouveau sur les causes profondes du désir de guerre : ils enrichissent le débat grâce à une pensée transversale féconde qui s'appuie sur de multiples disciplines : politique, anthropologie sociobiologie, sciences cognitives, sociologie, psychanalyse, histoire comparative, etc. 3/b – Un phénomène
complexe aux causes multiples
L'idéal de bonne santé est atteint de façon optimale quand les 3 raisons principales (environnement, corps, mental) sont traitées simultanément, et quand celles-ci intéragissent positivement entre elles (un corps en bonne santé incite à voir la vie en rose). En effet, des influences mutuelles négatives peuvent aussi augmenter le risque de maladie (apparition de nouveaux virius, déprime forte qui affaiblit les défenses naturelles du corps…). Il ne faudrait pas penser pour autant qu'il suffit de supprimer tout environnement à risque, d'avoir un corps parfait à l'abri de toutes contraintes physiques, et d'émettre des pensées positives en permanences pour résister aux maladies. En effet, les dernières recherches en médecine nous apprennent notamment, qu'évoluer dans un milieux modérément infectieux renforce l'organisme, qu'un corps devient aussi résistant en le poussant intelligemment dans ses limites physiques, et que le stress humain, bien géré, est indispensable pour une vie dynamique et épanouie. Nous l'avons vu, rester en bonne santé n'est pas aussi simple qu'il ne parait, et dépend d'abord d'un équilibre subtil et dynamique entre « chaos et ordre ». Pour en revenir aux guerres, celles-ci ont de grands risques d'apparaître quand :
Là aussi, comme dans l'analogie de la bonne santé humaine, les conditions de la non apparition des guerres dépendent d'un équilibre délicat et permanent entre les 3 grandes forces causales citées plus haut. Ces dernières s'influencent aussi en permanence de façon systémique entre elles, pour le meilleur ou le pire :
Il en est des guerres comme de la santé des hommes : si les nombreuses causes de leur apparition n'amènent pas de solution pacifique « clés en main », la solution ne réside pas non plus dans le refus du conflit, dans des sociétés renfermées sur elles-mêmes, ou dans un pacifisme béat mal compris. Analysons maintenant un peu plus en détail les causes de déclenchement des guerres en distinguant 2 grandes familles : les facteurs dits rationnels, que l'on peut comprendre par une suite logique de causes à effets aisément identifiables, et les facteurs dits biopsychologiques plus subtils et beaucoup plus méconnus ou mal compris, et ayant trait à la nature émotionnelle même de l'espèce humaine. 3/c– Les causes rationnelles
Beaucoup l'ignorent, mais la paix ne constitue en effet pas toujours pour un pays une solution politique « de facto » (même si ses dirigeants ne l'avouent jamais en public). Elle aussi comporte ses dangers – mauvais choix économiques, mécontentement des populations, résultats aléatoires obtenus sur le long terme. La guerre, malgré ses risques évidents, restera encore longtemps pour un État, même moderne, une solution rationnelle à ne pas négliger pour, de façon plus rapide et plus sure, accumuler des richesses ou avantages de toutes sortes, où résoudre des problèmes. Cependant, Ces causes « logiques » ne suffisent pas à expliquer à elles seules l'apparition d'une guerre… 3/d – Les causes dites
irrationnelles
Explorons un peu plus en avant les tréfonds de l'âme humaine : 3/d/1 – L'homme est-il violent
de nature ? Nous avons constaté au chapitre 2 de ce dossier l'universalité de la guerre, en tous temps et en tous lieux. Il serait faux cependant de considérer l'espèce humaine comme fondamentalement mauvaise : si les guerres sont universelles, la triple obligation sociale, pour les sociétés humaines, de donner, rendre et recevoir l'est tout autant : nous donnons de l'amour à nos enfants, en recevons de notre conjoint, et nous sentons tous redevables d'un service donné. (7) De plus, David Grossman, spécialiste militaire américain de la psychologie préalable nécessaire à l'acte de tuer, l'affirme : tuer son prochain n'est pas un geste naturel : on doit apprendre à le faire. (8) – Pendant la seconde guerre mondiale, seuls 15 à 20 % des soldats avaient effectivement tiré sur l'ennemi pendant la bataille. Après des techniques de conditionnement psychologiques adéquates, ce score à finit par atteindre 95 % durant la guerre du Vietnam. Les guerres, paradoxalement sont la preuve étonnante que l'espèce humaine n'est pas fondamentalement mauvaise dans le sens ou loes guerrz de religiosn de justices sont la preuve que l'homme pe beràvcf rre euaeosolerrie pas un interet immediat. L'homme est certainement l'espèce vivante la plus apte au libre arbitre : ange ou démon ? Nous développerons plus particulièrement ce point aux chapitres suivants. 3/d/2
– Au delà du bien et du mal : la guerre, une activité
sacrée Il ne faut pas pour autant confondre violence et conflit : le conflit, en tant que confrontation positive avec « l'autre », pays ou individu, reste indissociable de la capacité de liberté et de choinq de l'espèce –L'homme serait ainsi dans ce contexte supérieur à l'animal, non pas par des qualités uniques (culture, apprentissage) mais seulement par un méta-instinct plus poussé . En savoir plus sur les métas-facultés adaptatives remarquables de l'homme.avec l'autre est Conflit inséparable de libreté et complexit e de l'homme GUILANE328 c'est le bagage culturel qui incite à faitre guerre ou pas CARNAGE24 + annexe p1 un fai humain culturel acquis GU>ILAINE 38 La guerre n'est pas la réponse à une violence inné SACRE GUERRE 17 PAys se battent d'abord pour leur survie TRANFORMATRION p187 Viiolence apparait quand groupe humain se fragilise (besoins primaires pa satisfats) LOI JUNGLE 212 252 (insécutrité religions pas facteurs majeursde déclenchement conflits mais y conytribuent GUERRES DEMAIN 38 La guerre une activité sociale et collective KEELEY 234, EHRENREICH 17 Guerre ciment du corsp social SACRE 149 240 sacrifice SACRE p27 Haine peur de l'autre meme chez les primitifs EHRENREICH 153 Oriente la violence à l'extérieur de la communauté EHRENREICH 39 Angoisse devant mort de Occident et rapport avec guerres JOXE25 La culture pacifie ou fait partir en guerre KEELEY 197 Guerre due aussi a mutation profonde de civilisation (GAUCHET) Guerre mondiale une guerre irrationnele qui contredit Clausewitz EHRENREICH 15 Guerre longtemps percue comme noble et passionnelle EHRENREICH 21, 2, 178 KEYLEY 244 245 toujours percue colme telle today : vioence dans TV, médias… La guerre et la paix se ressemblent car elles sont sacrées et ont des idéaux nobles EHRENREICH 22, 25, 141 Unemystique de la guerre qui transcende l'homme et le temps EHRENREICH 170 171 178. "Tout au contraire, les hommes ont pensé, agi, parlé au cours des siècles comme s'ils jugeaient le réglement par les armes des conflits internationaux comme à la fois raisonnable et grandiose" Raymond Aron "Paix et guerre entre les nations" Calmann-Levy 1962, 1984, p346 Une régulation écologique ? KEELEY 41 Un signe de bonne santé: sacrifice pas mort ! EHRENREICH 228, 229 les guerres uniformisent, meme elles obligent dans le m temps à tenir compte de l'autre, elles rapprochent dans la douleur EHRENREICH 155 . Elles faconnent les sociétés comme crise dans une vie humaine EHRENREICH 221, 224. Une transcendance qui nous force à évoluer EHRENREICH 207 267, 268. Les guerres modernes en fait nous forcent tous comme avant à participer à la guerre ! comme avant ! Rôle important des guerres dans évolutions des sociétés : EHRENREICH 205 269 les guerrees ont faconnées les nations EHRENREICH 221 248 Uau delaix de paix et guerre, une dynamique sociale LOI £JUNGLE 171 Religions fondamentales religions non violentes ? EHRENREICH annexes bas de page 9. Rapports religions et violence EHRENREICH voir notes annexe p9) Nous admirons toujours la guerre EHRENREICH 148 Guerre existe car homme maitre de son destin KEYLEY 293 Homme plus cruel que animaux car plus meta adaptable KEYLEY 293 La culture sépare les hommes et s'arrange aussi pour les réunir KEYLEY 262 230 Le rôle fondamental des émotions (la raison seule est dérisoire) (ARCH. intelligence "Damasio Antonio", La peur originelle de l'animal BOOK sacre de la guerre 267 notion de traumasime originel 64 67 Hypothèse tres peu tenue en compte actuellement 68 L'homme suele espèce à ate passée de proie à prédateur. 136 La guerre des le debut pratiquée pour des raisons de prestige BOOK sacre guerre 139 Manger et etre manger une des grandes lois cosmiques de la vie EHRENREICH 105. la guerre preuve que lois cosmiques U suivies ou ignorées ? EHRENREICH 265, 267, 269. n'est pas un défaut de base de l'homme EHRENREICH 109 (sortir pour comprendre la guerre de raisonnement binaire, bonne ou mauvaise les occidentaux ne comprennent pas la guerre) La question des émotions destructrices de l'homme à été posée depuis les origines de civilisation occidentale dans la bibl , chez Platon ou Aristote. Pour les bouddhistes, elle à toujours occupée une place centrale GOLEMAN 90
3/f– Xox xox xo Suite du dossier (4/6) Guerre et paix au royaume animal – Sauveur Fernandez – Sauveur Fernandez,
44 ans, est consultant en communication et innovation responsables. Fondateur
de l'écoprospective, une méthodologie prospectiviste pour
imaginer et inciter à un futur plus solidaire. En
savoir plus.
Annexe – (1) En France, la question de la guerre n'a été abordée de front dans les années 1960 que par un seul sociologue, Raymond Aron, dans « Paix et guerre entre les nations », édition Calmann-Lévy 1962,1984. – (2) Clausewitz est un célèbre théoricien de la guerre (19° siècle), dont le traité De la guerre (1832) contient les fondements de la science militaire contemporaine. Clausewitz, le premier, pense la guerre dans toutes ses dimensions, et dans sa relation avec le politique, dont elle dépend. Pour ce Prussien de génie, et désormais pour toute la doctrine militaire occidentale, la stratégie et la tactique constituent un art fondé sur des principes rationnels au service d'une volonté. – (3) Quelques exemples de réflexions anciennes sur les causes profondes des guerres :
– (4) Exemples extraits page 26 du livre « Voyages aux sources de la guerre », par Alain joxe, éditions PUF, 1991, 443 pages, 28 euros. – (5) Réflexions sur Saint Augustin, Thomas Hobbes et Jean-Jacques Rousseau extraites de l'article « Pourquoi les guerres ? », Sciences Humaines n° 138, mai 2003. – (6) Réflexion extraite page 151 du livre « Le sacre de la guerre » : Essai sur les passions du sang, de Barbara Ehrenreich, éditions Calmann-Levy, 1997, 181 pages, 18,50 euros. – (7) Exemple extraits page 236 du livre cité en annexe (5). – (8) Sur le sujet du don et du contre-don, lire : « Anthropologie du don, le tiers paradigme », de Alain Caillé, 2000, éditions Desclée de Brouwer, sociologie économique. 290 pages, 21 euros. – (9) Ses observations sur la préparation psychologique nécéssaire à l'acte de tuer sont résumées sur son site : http://www.killology.com Ce problème de conditionnement psychologique préalable à l'acte de tuer à de tous temps existé : par exemple, une tribu voisine des anciens Scythes prenait un breuvage appellé bauma, supposé provoquer un accès d'agressivité (voir d'autres exemples page 19 du livre cité en annexe (5)). – (xo) Exemples extraits du livre « La transformation de la guerre », de Martin Van Creveld, éditions du Rocher, 1991, 320 pages, 25 euros.
Le dossier complet sur la guerre Première partie : introduction Deuxième partie : la guerre, une constante universelle en transformation permanente Troisième partie : les racines profondes du désir de guerre Quatrième partie : guerre et paix au royaume animal
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