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La génèse du projet Gérard, par passion pour le cinéma, a
créé et dirigé pendant 19 ans plusieurs
sociétés de production dans l’audio-visuel. En 1988,
à 45 ans, il sent qu’il a épuisé le sujet,
et entreprend de mettre fin à cette activité pour changer
de manière de penser, de vivre, et se rendre disponible
pour autre chose. Il ne sait pas encore vers quoi s’orienter précisément,
mais a la certitude de la justesse de cette décision,
et sait que la vie va l’aider.
Après un divorce, ses affaires en voie de clôture,
il se retrouve seul du jour au lendemain. Il souhaite se rendre utile
aux autres, assiste à des conférences et lit quelques ouvrages
sur les nouvelles techniques de soin. Un premier livre
sur les Fleurs de Bach, dont la couverture l’avait attiré,
le laisse dubitatif et se retrouve abandonné dans un coin.
Les premiers pas En 90, un blocage avec son ex-associé l’empêche
de sortir naturellement de ses affaires d’audio-visuel. Gérard
se sent fou de rage envers cette personne qui l’oblige à
envisager la voie des tribunaux. Le « hasard »
le fait passer devant une librairie-herboristerie près du Luxembourg
qui vend des Fleurs de Bach. Il apprend ainsi que ces produits sont très
peu distribués en France et achète du Rescue (1).
La veille d’un rendez-vous décisif,
très agité, il prend le remède avant de s’endormir
et c’est l’effet « ardoise magique » des enfants
: on secoue un peu et tout s’efface ! Toute sensation de conflit
disparaît et la solution arrive. Au cours du rendez-vous,
la situation est dénouée définitivement.
Fort de cette première expérience personnelle,
Gérard décide de tout apprendre sur les élixirs
floraux et leur utilisation. Cet homme d’affaires de 47
ans part à la rencontre des gens (d’abord ses proches, puis
d’autres par le bouche à oreille) avec sa mallette de flacons
pour les aider gratuitement à se soigner :
les rendez-vous ont lieu chez les gens, au bistrot, à la Poste,
dans des halls.
Au bout d’un an ou deux, il décide d’en
faire une profession. Pendant trois ou quatre ans, il
se forme sur le terrain, voyage pour rencontrer les fabricants, commence
à traduire et à éditer les textes
du Dr Bach et de petits ouvrages sur les élixirs floraux. Il traduit
également les noms des remèdes pour les rendre compréhensibles
en Français.
Aujourd'hui L’enseigne Fleurs Essence
et Harmonie, créée en 93, fait vivre actuellement sept personnes
; la société gère deux magasins à Paris (avenue
de Wagram et boulevard de Port-Royal, excusez du peu). Tout à
la fois lieux de vente, d’information et de conseil, ces
espaces ont évolué avec la demande : les jours d’ouvertures
sont passés de cinq après-midi par semaine à six
jours sur sept, y compris à l’heure du déjeuner. Des
centaines de personnes y sont venu assister à des journées
d’information. D’autres, lors de sorties
organisées régulièrement par tous les temps, ont
pu découvrir les fleurs dans leur habitat naturel autour de Paris,
au fil des saisons.
Fleurs Essence et Harmonie produit
aussi des teintures mères, diffuse ses produits
et ceux d’autres producteurs en France, en Angleterre (où
Gérard est partenaire d’une société dont le
but est d’établir le plus haut standard de qualité
des essences mères), en Italie, au Japon et aux USA. Gérard
n’a pas hésité à prendre le risque
commercial d’abandonner la vente des produits fabriqués par
la plus grosse société du secteur, alors même que
c’est la marque la plus connue du public, parce qu’il estime
que leur qualité et la transparence sur les approvisionnements
sont insuffisantes.
« la
certification bio garantit la qualité artisanale et autenthique
des matières premières »
Depuis 2000, les essences mères fabriquées
par Gérard sont certifiées bio (plantes
sauvages et cognac bio). Ceci garantit la qualité artisanale et
authentique des matières premières et permet
de demeurer dans le secteur des produits alimentaires (alors que celui
des produits pharmaceutiques est totalement contraire à l’esprit
de Bach). (2)
Quoi d’autre ? Gérard s’est fortement impliqué
dans le développement de ce secteur, à la fois minuscule
et sans limites. Il est engagé dans les démarches
judiciaires visant à annuler les dépôts de marque
concernant les Fleurs de Bach en France. (3)
Il entend améliorer la diffusion
de ces produits par l’édition et les salons, où la
rencontre avec le public est riche et variée,
afin que les personnes intéressées puissent améliorer
leur connaissance et l’usage de ces produits si simples.
Pour son propre équilibre,
il se rend plusieurs fois par an dans la nature (Alpes, Pyrénées,
Jura, Provence, Bretagne) ramasser des fleurs pour la préparation
des teintures mères qu’il effectue en solitaire, en communion
avec la vie qui l’entoure.
Les clés du succès « Je n’ai pas la sensation
de faire des affaires mais d’aider à établir
et à développer ces produits. Les éléments
nécessaires à l’expansion se sont présentés
au fur et à mesure ; je n’ai fait que répondre
à ce que la situation me demandait. Je me suis
trouvé devant une configuration de circonstances, d’événements,
de rencontres, et je n’ai eu qu’à dire oui. »
Mots clés : être
ouvert, rester simple, voyager, ne pas perdre le contact avec les sources
(écrits du Dr Bach et quelques autres ouvrages sur le plan philosophique,
travail dans la nature de temps en temps).
(1) Le Rescue est un remède composé
de cinq élixirs floraux utilisé dans en cas d’accident
ou de stress important.
(2) Les produits pharmaceutiques doivent faire l’objet
d’une longue et coûteuse autorisation de mise en marche,
ce qui llimite sérieusement l'apparition de
petites sociétés innovantes, mais pourvues de peu de moyens.
(3) Une société anglaise a déposé
les appellations « Bach Flower Remedies » et la signature
« Bach » et tente de récupérer l’appellation
« Fleurs de Bach » en France. Pour en savoir plus, lisez
l’article « Main
basse sur les fleurs de bach »
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